Adieu SOPK, bonjour SMOP. Ce que ça change vraiment…

par | 13 Mai 26 | Blog, Hormones

Le SOPK ou Syndrome des Ovaires Polykystiques  est un trouble hormonal, comme l’endométriose, de plus en plus fréquent mais encore mal diagnostiqué et souvent mal pris en charge. Ce changement de nom fait suite 14 ans de collaboration entre plus de 50 sociétés internationales et des groupes de patients du monde entier, qui a amené une meilleure compréhension de ce problème de santé féminin et une appellation traduisant mieux la réalité : SMOP pour syndrome métabolique ovarien polyendocrinien .

OK, dit comme ça, cela semble encore plus confus…Je vais donc t’expliquer ce que cela signifie et ce que cela peut changer à l’avenir (surtout d’un point de vue médical).

Pourquoi l’appellation SOPK était trompeuse et problématique ?

Le SOPK signifiait donc syndrome des ovaires polykystiques…sauf qu’il n’y a jamais eu de kyste aux ovaires ! Ce que l’échographie a perçue au départ comme des kystes étaient en fait de nombreux follicules au développement inachevé. Cette vision de choses a entrainé de nombreuses erreurs de diagnostics (parfois en excès et souvent avec des années de retard et d’errance) mais aussi de prise en charge des causes et des conséquences de ce trouble hormonal. Plusieurs symptômes ont été sous-estimés voire complètement ignorés et de nombreuses femmes laissées en souffrance (troubles de la fertilité, problèmes psychologiques liés à une virilisation excessive, risques sur la santé à long terme).

Que change la nouvelle vision du SMOP ?

L’appellation  SMOP, bien qu’un peu confusante pour les non médecins à première vue, évoque une autre réalité que celle du SOPK.  Le SMOP est enfin reconnu comme un déséquilibre qui touche plusieurs familles d’hormones inter-reliées (hormones androgènes, comme testostérone et DHEA,LH, AMH, insuline, voire les hormones thyroïdiennes et d’autres encore) et qui est souvent étroitement lié à un syndrome métabolique  (surpoids, excès de cholestérol ou triglycérides, et donc prédiabète/diabète). On est donc loin d’un trouble purement ovarien…

Le diagnostic du SMOP

Dans les nouvelles guidelines produites par ce  groupe de travail (et devant encore être finalisées), on retrouve déjà les conseils pour un bon diagnostic. Ainsi, pour un diagnostic de SMOP, il faut au moins 2 des critères suivants :

  • Cycles irréguliers/supérieurs à 35jours et/ou troubles de l’ovulation (identifié par un dosage bas de la progestérone en phase lutéale, donc 7 jours après l’ovulation)*
  • Signes physiques d’hyperandrogénie (hirsutisme, musculature importante, petite poitrine, perte de cheveux sur le haut du crâne, acné) et/ou niveaux d’androgènes (testostérone, s-DHEA) élevés
  • Détection à l’échographie de plus de 20 follicules/ovaire OU dosage de l’AMH (Hormone antimüllérienne) > norme (chez adulte seulement)

*attention, ce critère ne s’applique pas aux femmes en périménopause ou aux jeunes femmes ayant eu leurs premières règles depuis moins de 3ans. Par ailleurs, on peut avoir des cycles réguliers de 28 jours mais avoir des troubles ovulatoires (d’où la nécessité de savoir observer son cycle et de doser la progestérone au bon moment.. donc pas en début de cycle !).

Une fragilité émotionnelle enfin reconnue

Une fois n’est pas coutume, les guidelines relatives au SMOP mentionnent l’importance de considérer le volet psychologique derrière cette maladie ! En effet, il est écrit noir sur blanc que les femmes souffrant de SOPK/SMOP ont plus de risque de développer des troubles psychologiques que le reste de la population, notamment elles présentent un risque accru de dépression et d’anxiété et des soucis liés à l’image de soi (forcément présenter une pilosité importante, une perte de cheveux et/ou du surpoids peut être compliqué à vivre au quotidien !).

Une explication à l’anxiété et au sentiment dépressif peut se trouver, au moins en partie, au niveau du fonctionnement hormonal : les femmes atteintes de SMOP ont moins d’ovulations ou des ovulations moins qualitatives, ce qui diminue le taux de progestérone, voire d’œstrogènes. Or, la progestérone a un effet apaisant et légèrement anxiolytique. Les œstrogènes jouent également sur l’humeur (effet dopaminergique et sérotoninergique).

Cela étant dit, les guidelines recommandent donc l’utilisation d’antidépresseurs pour aider, mais il peut etre possible de tester d’autres approches plus naturelles avant ! De nombreuses plantes ou actifs peuvent aussi aider à améliorer les troubles de l’humeur. Cela n’engage que moi bien sûr, mais il me semble important de faire connaitre les différentes options !

Les risques associés au SMOP

Les déséquilibres hormonaux présentés ci-dessus, sont souvent liés à un syndrome métabolique (à la fois cause est conséquence), donc les personnes souffrant de SPOM sont plus à risque de développer un syndrome métabolique, avec les risques associés :

  • surpoids ou obésité,
  • diabète de type II,
  • risque de maladie cardiovasculaire accru,
  • apnée du sommeil
  • risque d’hyperplasie endométriale ou de cancer de l’endomètre après la ménopause

Quelle prise en charge du SMOP?

Les guidelines de ce groupe de travail vont vraiment dans le bon sens. Elles prônent effectivement une approche globale de la personne incluant :

  • une modification de l’hygiène de vie
  • une approche nutritionnelle visant à réguler ou éviter le surpoids et la résistance à l’insuline .
  • un accompagnement ou un soutien au niveau psychologique/émotionnel
  • des conseils pour une amélioration de la fertilité (bon, beaucoup de traitement hormonaux sont logiquement recommandés)
  • des conseils pour aider les patientes à moins souffrir des symptômes d’hyperandrogénie (traitement de l’hirsutisme, de la perte de cheveux, de l’acné)…

Une belle avancée donc, par rapport à ce qui est est encore souvent fait.

Ma vision et mon approche fonctionnelle du SOPK/SMOP

Je suis heureuse que la médecine d’aujourd’hui ai pu avancer sur ce sujet, ce qui devrait aider de nombreuses femmes dans les années à venir à être mieux diagnostiquées et prises en charge.

A mon niveau, cela change cependant assez peu de choses car je vais continuer à accompagner mes consultantes de la même manière ou presque ! Effectivement, lorsqu’une femme vient me voir avec un SOPK déjà diagnostiqué ou des troubles du cycle (ou acné/hirsutisme,…), je commence de toute façon par rassembler tous les indices (description du cycle, symptômes hormonaux/digestifs/en lien avec le volet émotionnel…) me permettant de poser des hypothèses quant aux déséquilibres et à leur cause profonde (le pourquoi du pourquoi). 

Ensuite, je recommande souvent à la consultante de procéder à une observation du cycle plus approfondie pendant quelques mois et de réaliser plusieurs analyses clés en lien avec son médecin.

Enfin, on vient travailler de manière globale. Je met pour ça en priorité l’hygiène de vie et l’alimentation, avant de cibler les besoins spécifiques en plantes ou compléments. L’hypnose peut également être proposée pour le volet émotionnel. Le but des compléments de micronutrition est d’aider ton corps à mieux se réguler au naturel. Certains composés sont souvent très utilisés en cas de SMOP/SOPK : inositol, omega-3, vitamines, plantes ayant une action progesterone-like, plantes permettant de baisser la testostérone, plantes permettant d’agir sur l’humeur…etc.

Alimentation et SPOM

Là encore, cela va dépendre de chaque femme ! Toutes les femmes ayant un SMOP n’ont pas de problèmes liés à l’insuline ou de surpoids. En revanche, je retrouve quasiment toujours un terrain inflammatoire, dont souvent un problème de barrière intestinale et d’hypersensibilités alimentaires +/- de microbiote. C’est pour cela que je n’aurais pas une alimentation type et encore moins une approche type. Cela va vraiment dépendre de chacune…

Si tu veux en savoir d’avantage ou échanger avec moi sur ta problématique, je t’invite à réserver un appel découverte gratuit !

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NB : je ne suis pas médecin et mes conseils ne remplacent pas ceux de votre médecin, en revanche mon approche est tout à fait complémentaire à celle de la médecine classique (et je prends soin à éviter les interactions entre ton traitement médicamenteux et les plantes ou autres compléments éventuels)

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