Douleurs menstruelles simples ou endométriose ? Comment les différencier ?

par | 16 Sep 26 | Blog, Hormones

De nombreuses femmes ressentent des douleurs menstruelles au début de leurs règles.  On appelle cela une dysménorrhée, en terme médical. Ces douleurs peuvent varier de simples crampes qui passent aisément avec un antidouleur ou du Spasfon (même si certains disent aujourd’hui que le Spasfon n’a pas montré son efficacité pour les douleurs de règle, personnellement, son effet était net chez moi !), à des douleurs intenses qui handicapent le quotidien. Si pendant longtemps, on a dit aux femmes qu’il était normal de souffrir en période (pré)menstruelle, aujourd’hui on peut avoir tendance à tout mettre sur le dos de l’endométriose. Pourtant, comme souvent, tout n’est pas tout blanc ou tout noir.

Tu verras dans cet article :

  • Que les douleurs menstruelles ou dysménorrhée peuvent être simples, et aisément corrigées naturellement

  • Que des compléments tels que magnésium, omega-3, iode ou encore l’ostéopathie peuvent venir à bout d’une dysménorrhée ‘simple’

  • Une alimentation anti-inflammatoire aidera dans tous les cas de douleurs menstruelles

  • Que des dysménorrhées pus aigues peuvent être liées à une endométriose mais également à la présence de fibrome ou encore de congestion pelvienne

Douleur menstruelle normale vs sévère

Une douleur menstruelle normale (ou dysménorrhée primaire) entraine la sensation de crampes ou de douleur sourde dans le bas du ventre, voire le bas du dos, généralement le premier ou les 2-3 premiers jours des règles. Ce type de douleur est fréquent chez les adolescentes et jeunes femmes, et passe assez facilement avec la prise d’un anti-inflammatoire non stéroïdien type Ibuprofène ou antispasmodique type Spasfon (si on le traite en médecine allopathique bien sûr).

La douleur menstruelle sévère ou dysménorrhée secondaire est caractérisée par une douleur plus vive, parfois invalidante, pouvant être accompagnée de malaises ou de vomissements. Il faut souvent plusieurs prises d’anti-inflammatoires pour les apaiser…si tant est que cela fonctionne. Ce type de douleur est souvent lié à des déséquilibres gynécologiques ou inflammatoires sous-jacents : endométriose, adénomyose, fibrome ou congestion pelvienne.

Comment traiter une  douleur menstruelle simple ?

1-Douleurs menstruelle et alimentation

Ce type de douleur peut être lié à un simple terrain inflammatoire. Avant toute chose il est donc utile d’adopter une alimentation anti-inflammatoire :

  • 600-700g de légumes non farineux dans l’idéal (à adapter en cas de SII bien sûr !)
  • Diminuer les sources de matières grasses pro-inflammatoires (fromages, viandes rouges/viandes grasses, charcuterie, huile de tournesol ou de pépins de raisin, viennoiseries, produits ultra-transformés, fast-food)
  • Augmenter la part d’omega-3 : poissons gras (sardines, maquereaux, harengs, truite, anchois voire un peu saumon si pas de Norvège), huile de colza/lin/cameline/chanvre vierge première pression à froid, stockée au réfrigérateur et utilisée hors cuisson, œufs issus de la filière Bleu-Blanc-Cœur, graines de lin/chia/chanvre
  • Augmenter les aliments riches en antioxydants : baies rouges, curcuma, thé vert ou blanc bio (et japonais plutôt que chinois, pour limiter les métaux lourds), riz noir, carottes violettes, raisin rouge (bio !)
  • Si tu y es sensible, limite les aliments riches en histamine à cette période (charcuterie, poissons en conserves ou fumés, poissons gras, tomates, épinards, aubergines, fruits exotiques et agrumes, alcool)

2-Les compléments aidant les douleurs menstruelles

  • Magnésium bisglycinate/chélaté ou magnésium malate seront généralement une bonne option pour diminuer les crampes menstruelles. 300mg/jour, en 2 ou 3 prises. Faire des cures de 2-3 mois.
  • Omega-3 de qualité (avec indice TOTOX bas, permettant de garantir leur faible oxydation, par ex ; chez Microéquilibre, Nutrixeal ou Dynveo) : 3 gélules (1000 mg d’omega-3) le soir au repas, par cure de 3 mois
  • Infusion de feuilles de framboisier (2 à 3 mugs/jour) ou bourgeon de framboisier pouvant etre pris les 3 premières semaines du cycle.
  • Si douleur handicapante, les gélules de curcuma (jusqu’à 4/jour en cas de douleur aigue) ou de PEA (jusqu’à 1000 mg/jour en 2 prises ) peuvent aider et remplacer les antalgiques chimiques

3-Autres approches efficaces

Les compléments ne sont pas une réponse à tout. Parfois la cause est à rechercher ailleurs. Ainsi, l’ostéopathie viscérale peut vraiment aider, via l’action sur les fascias et autres causes physiologiques. D’autres personnes peuvent également voir du mieux sur leurs douleurs de règles en travaillant sur leurs émotions ou croyances liées au féminin et à la féminité en général. On peut le faire en hypnose ensemble, ou avec une énergéticienne.

Soufres-tu d’endométriose ou d’adénomyose ?

Des douleurs menstruelles aigues, qui durent plusieurs jours et sont invalidantes, surtout associées à des règles abondantes, doivent t’emmener à consulter une gynécologue et à demander une échographie abdomino-pelvienne. Dans ce type de pathologie, des cellules de type endométriosique vont se développer hors de l’utérus, soit à l’intérieur du muscle utérin (adénomyose), soit dans d’autres organes (ovaires, intestin, anus, diaphragme…). Ces cellules vont réagir, comme ls cellules de l’utérus, aux variations hormonales, entrainant de symptômes variés (selon le lieu de propagation des cellules) et surtout cycliques, donc particulièrement présent au moment des règles voir de l’ovulation.

L’endométriose ou l’adénomyose sont des troubles complexes associant une cause inflammatoire, hormonale, immunitaire et souvent des mémoires d’abus ou d’inceste (parfois mémoires héritées, on parle de transgénérationnel ou karmique). Bien sûr tu es libre de ne pas adhérer à cette théorie 😉

Dans tous les cas, l’approche devra être globale. Je t’invite a lire mon article sur la prise en charge naturelle de l’endométriose si tu veux en savoir davantage

Est-ce que tes douleurs menstruelles sont liées à de la congestion pelvienne ?

Le syndrome de congestion pelvienne désigne un ensemble de symptômes liés à une dilatation et une stase veineuse au niveau du petit bassin, souvent associée à des varices pelviennes. Il se manifeste principalement par une douleur pelvienne chronique, une sensation de pesanteur et parfois des troubles urinaires ou des douleurs pendant les rapports. Les spécialistes estiment que ce syndrome représente environ 10 à 30 % des cas de douleur pelvienne chronique chez la femme. IL n’est pas toujours aisé de le dépister, mais si tu souffres de varices au niveau des jambes ou de fortes pesanteurs au niveau des jambes pendant tes règles, c’est une piste à creuser : parles-en à ta gynécologue.

A mon niveau, j’accompagne le syndrome de congestion pelvienne par l’alimentation toujours (alimentation anti-inflammatoire et riche en antioxydants), par des plantes agissant au niveau veineux, comme l’hamamélis et la vigne rouge ou encore les polyphénols du raisin.

Réserve ton appel découverte!

Il sera également important de travailler avec un ostéopathe (ou autre thérapeute manuel sérieux) formé en viscéral pour aller agir au niveau du petit bassin et du diaphragme, et de corriger au besoin sa respiration pour avoir une respiration efficace et complète mobilisant correctement le diaphragme justement (il agit comme une pompe visant à faire circuler le sang).

J’espère t’avoir un peu éclairée sur ces douleurs menstruelles et sur les solutions et pistes à investiguer. Ry pour m’aider à retrouver un peu de visibilité face à un internet géré par l’IA, merci de partager cet article autour de toi !

 

 

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